Magazine des Tramways à vapeur et des secondaires Référence : 92002Magazine des Tramways à vapeur et des secondairesLe tramway de Meaux à Dammartinpar.. Product #: 92002 based on 0 reviews Regular price: $18.00 $18.00 1
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Description

Référence : 92002

- Le tramway de Meaux à Dammartin

1988, format : 210x297, 58 pages, nb ill. br.

LE TRAMWAY DE MEAUX A DAMMARTIN
par Jean-Claude RIFFAUD
Etudié très tôt et faisant partie du réseau départemental primitif, le projet de ligne de Meaux à Dammartin fut assez contesté de la part de la municipalité de Meaux, en raison de son tracé à travers la cité.
A l'opposé, la ville de Dammartin, isolée des Chemins de Fer du Nord, n'avait de cesse de faire aboutir les discussions.
En effet, en retrait du courant des circulations, sa population diminuait chaque année, alors qu'en 1860, ce relais de postes était l'un des plus actifs de la région.
Après plus de trente ans de discussions et de modifications de tracé, l'espoir renaissait dans le cœur des Dammartinais, par la publication du décret de déclaration d'utilité publique de la ligne, en 1905.
Au bout de cinq années de travaux, l'ouverture à l'exploitation eut lieu dans l'allégresse générale.
Toutefois, construite à l'économie, il fallut rapidement en renforcer aussi bien la superstructure que le matériel roulant. Ces compléments étaient en cours de réalisation à la déclaration de la guerre de 1914-1918.
Après avoir subi les vicissitudes de l'état de guerre, la reprise du trafic normal fut effective dès 1919.

Malgré tout, des difficultés financières obligèrent le concessionnaire à encourir la déchéance Pour arrêt de l'exploitation. En 1921, la ligne fut placée sous séquestre et sa gestion assurée par le département de Seine-et-Marne.
L'administrateur du séquestre, par un tour de force, redonna une activité accrue à ce tramway moribond. Son matériel et ses installations furent renforcés et l'on rechercha un fermier pour assurer la poursuite de son exploitation.
La Compagnie de Chemins de Fer Départementaux (C.F.D.), déjà chargée du fonctionnement de la ligne de Lagny à Mortcerf, fut naturellement pressentie et acceptée par le Conseil Général. Un contrat fut passé entre les deux parties en vue de son affermage.
Ainsi, à partir de 1931, les C.F.D. assurèrent l'exploitation de cet axe. Toutefois, en raison de la concurrence automobile, le service ferré, diminuant d'année en année, fut arrêté en 1938.
Malgré cette décision, un service betteravier en péage continua de fonctionner au bénéfice de la Sucrerie Centrale de Meaux-Villenoy, sur la partie encore subsistante, après démontage d'une importante section de voie par l'Armée Allemande. Jusqu'en 1957, au cours de la saison betteravière, il était fréquent de rencontrer des convois fumant dans la campagne, en tête d'une rame de wagons chargés de pulpes.
Finalement, début 1958, l'activité de cette ligne s'éteignait pour toujours, la S.I.A.M.N.A. s'étant dotée d'un parc routier plus performant.


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