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VIVRE LA GUERRE 14-18 MÉRÉVILLE Référence : 01292VIVRE LA GUERRE 14-18 MÉRÉVILLEDans le canton de Mérévillepar Sté historique archéo.. Product #: 01292 based on 0 reviews Regular price: $25.00 $25.00 En stock
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Description

Référence : 01292

Sté historique archéologique Sud Essonne - Dans le canton de Méréville

2014, format : 160x240, 400 pages, 340 ill. broché

PREAMBULE
De la guerre de 1870, l’Allemagne était sortie unifiée, puissante et prépondérante en Europe au détriment de la France affaiblie. La population, l'industrie, le commerce allemands se développaient et l'opinion qui prévalait en Allemagne était que le cadre de l'Empire était devenu trop étroit et qu'il fallait l'agrandir au dépens de la France moins peuplée et plus riche en colonies. La politique impériale de Guillaume II visait à l'hégémonie. L'Allemagne et la France s'étaient heurtées au Maroc en 1905 et en 1911. L'Autriche, alliée de l'Allemagne, pesait de tout son poids sur la Serbie expansionniste pour la réduire en tutelle et s'ouvrir la route de Salonique. L'Allemagne de son côté travaillait à s'assurer la main mise sur la Turquie. Or, la victoire de la coalition balkanique sur la Turquie et la victoire des Serbes et des Grecs sur les Bulgares portent en 1912-1913 un coup aux ambitions austro-allemandes. Dès lors, l'Allemagne et l'Autriche se préparent à la guerre.
L'Allemagne accroît l'effectif de son armée active et son matériel de guerre. La France réplique par la loi du 7 août 1913 qui porte à trois ans la durée du service militaire. Cette loi est présentée en Allemagne comme une provocation. Les incidents se multiplient à la frontière ou en Alsace et l'Allemagne n'attend plus qu'une occasion. Elle se présente le 28 juin 1914 à Sarajevo où l'archiduc héritier d'Autriche est assassiné par un étudiant bosniaque de nationalité serbe. Ce meurtre pouvait servir de prétexte à des représailles contre la Serbie. Le 23 juillet, l'Autriche lance un ultimatum à la Serbie qui l'accepte à l'exception d'une réserve. Pourtant, l'Autriche, assurée du soutien de l'Allemagne, déclare la guerre à la Serbie et bombarde Belgrade le lendemain.
Toutes les tentatives de paix, menées essentiellement par l'Angleterre, échouent. La Russie, alliée des Serbes, mobilise et le 1er août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie. La France, alliée de la Russie, mobilise et le 3 août, l'Allemagne lui déclare la guerre. L'Italie se déclare neutre. Le 4 août, l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne, alors que cette dernière viole la neutralité de la Belgique en envahissant son territoire.
Cette guerre, que tout le monde prédisait rapide, dure quatre ans et se découpe en trois phases :
- La première phase, caractérisée par une guerre de mouvements, s’étend jusqu’à la fin de 1914. Les Allemands qui cherchent à obtenir la décision à l’ouest sont arrêtés lors de la bataille de la Marne, puis par celles d’Ypres et de l’Yser.
- La deuxième phase s’étend de fin 1914 à début 1918. Elle est marquée par l’extension du conflit, avec l’entrée en guerre de la Turquie et de la Bulgarie aux côtés de l’Allemagne, de l’Italie, du Portugal, de la Roumanie, des Etats-Unis et de la Grèce aux côtés de la France. Sur le plan militaire, elle est caractérisée par une guerre de tranchées et des batailles d’usure : Verdun, la Somme, l’effondrement du front oriental avec la révolution russe en 1917 et le développement du blocus et de la guerre sous-marine.
- La troisième phase s’étend de mars à novembre 1918, les militaires reviennent à une guerre de mouvements avec des moyens nouveaux en hommes et en matériel provenant essentiellement des Etats-Unis.
Le canton se situe alors dans le département de Seine-et-Oise qui a depuis été découpé en cinq autres départements dont l'Essonne. Sa population avoisine 10 000 habitants. Il comprend alors 20 communes : Abbéville-la-Rivière, Angerville, Arrancourt, Blandy, Bois-Herpin, Boissy-la-Rivière, Chalou-Moulineux, Congerville, Estouches, Fontaine-la-Rivière, Guillerval, La Forêt-Sainte-Croix, Marolles-en-Beauce, Méréville, Monnerville, Pussay, Roinvilliers, Saclas, Saint-Cyr-la-Rivière et Thionville. Congerville et Thionville ne sont pas encore réunies, Dommerville, en Eure-et-Loir, n'est pas rattachée à Angerville, Brouy, Champmotteux et Mespuits font partie du canton de Milly.
Il est essentiellement agricole. Le 1er août, la moisson est à peine commencée et elle devient l'une des priorités des autorités. Nous verrons comment les travaux agricoles deviennent très vite un problème pour tous les cultivateurs et plus particulièrement pour les petites fermes. Les réquisitions, de chevaux, pénalisent le travail. Les enfants, les femmes, les parents âgés remplacent les hommes mobilisés. Une exception à cet aspect agricole : la commune de Pussay qui compte deux usines employant 600 ouvriers, reçoit très vite de nombreux réfugiés, 400 environ, pour la plupart belges.
Faire vivre toute la population avec les réquisitions et le rationnement qui s'installe peu à peu est une charge importante pour les maires, les conseillers et employés municipaux, quand ils ne sont pas mobilisés. Les instituteurs, souvent secrétaires de mairie, et presque tous mobilisés dans le canton, assuraient une grande partie du travail administratif qui devient de plus en plus lourd. Leurs femmes ou de jeunes normaliennes remplacent ceux partis sur le front. Dans le domaine religieux également, les prêtres mobilisés sont remplacés selon les disponibilités.
Au fur et à mesure que cette guerre avance, que les morts et les blessés sont de plus en plus nombreux, le sort des victimes devient de plus en plus crucial. Mutilés, veuves, orphelins, ascendants perdent leur soutien de famille et n'ont plus de ressources pour vivre. Trouver de l'argent pour aider ces victimes, continuer la guerre, réconforter les soldats devient essentiel.
Enfin, cette guerre une fois terminée, pose le problème du deuil, du souvenir des morts et du rapatriement des corps. Nous aborderons tous ces aspects au fil de ce livre et évoquerons les actions de tous les soldats morts pour conserver notre liberté, en regrettant de n'avoir pas pu faire une place plus importante à tous ceux qui sont revenus et qui ont droit autant que les morts à notre souvenir et notre reconnaissance.

 

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