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Présentation des derniers ouvrages ou bulletins reçus en Service de Presse, se rapportant au département de Seine-et-Marne :


 

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Culture & Patrimoine n°222- 4ème trimestre 2016

moret sur loing 222 2016 300Editorial

L'éditorial est un genre littéraire (ou historique) à lui seul. On le compose à deux fins: qu'il rappelle ce qu'on attend de la revue qu'il ouvre généralement, alors il « philosophe » ou il résume le contenu de ce numéro qui n'appartient qu'à lui.
Ainsi allons-nous continuer le récit de cette période de Seine-et-Marne occupée de 1940 à 1944, appelée « Les années de fer ».
Ainsi allons-nous reprendre cette étude de la Compagnie de Milice Bourgeoise (les Chevaliers de Moret), arrivée à l'éclatement de la Révolution où elle s'intègre à la Garde Nationale. Tout cela en effet parce que les fonctions des Chevaliers se bornèrent un jour aux défilés et aux réceptions des grands visiteurs de notre région, venus enrichir la vie paisible de nos ancêtres (ainsi la visite du tsar Paul 1 e , relayée par Vladimir deux siècles plus tard...)
Ou bien l'éditorial suscite le rêve, raconte, décrit le phantasme, imagine ce qui s'est déroulé ailleurs qu'il fait semblant de croire vraiment indigène. C'est ce qui suit les exploits de William Cody (Buffalo Bill) qui viendra à Londres puis à Paris par deux fois avec ses indiens, ses chevaux, ses pistolets pour revivre de nouveau ses aventures.
Mais l'éditorial peut aussi jouer le rôle du calendrier, nous dire que Noël va bientôt venir, vous le souhaiter bon et joyeux, vous dire qu'il fait froid soudain et que vont peut être tomber les neiges... Claude CHERRIER

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provins 170 2016 300Présentation

Le Bulletin 2016 est le fruit du travail d'un Atelier de la SHAAP, qui répond à une demande de la direction de l'Institution Sainte-Croix d'écrire une histoire des lieux où l'école est implantée. Le défi nous apparut tout à fait intéressant : le quartier sur lequel se développe aujourd'hui cet établissement scolaire n'était pas n'importe lequel. Aujourd'hui rue Saint-Thibault, la rue le long de laquelle il se dresse fut, jusqu'à une période récente, une portion de la Grande Rue, qui, partant de l'église Saint-Ayoul à l'extrémité orientale de Provins, traversait d'un seul trait droit la ville basse avant de monter jusqu'au château par le flanc nord de la colline. Relativement facile jusque là, la pente s'incline alors assez pour que la Grande Rue devienne rue du Murot, ce qui dit l'effort des charrois qui l'empruntaient.

Sur le côté droit de la Grande Rue ou de la rue Saint-Thibault d'aujourd'hui, existait dans le dernier quart du XIIIe siècle, un quartier vivant où les maisons de commerce côtoyaient un quartier d'artisans du cuir et de friperie, que deux opérations immobilières allaient, en quelques années, bouleverser pour longtemps : celles de Renier Acorre, le grand argentier florentin, et des jacobins. Le paysage urbain en fut modifié jusqu'à la Révolution française. La maison Acorre resta célèbre sous le nom de maison de Villegagnon et marque encore la rue de sa façade quasi palatiale. Les jacobins construisirent un couvent qui marqua longtemps le paysage de la ville, la vie religieuse et laïque de la ville.

La Révolution n'abandonna pas d'un coup ces vieilles bâtisses et sut leur trouver un usage. Ce fut dans leurs murs que l'assemblée du bailliage de Provins se réunit à partir du mois de mars 1789 pour rédiger les fameux cahiers de doléances.
Mais ensuite, qu'en est-il quand les bâtiments des jacobins devinrent biens nationaux ? Pendant la Révolution elle-même, et ensuite ? Comment en arrive-t-on à ce que l'école actuelle occupe non seulement l'emplacement de l'ancien couvent mais encore celui de l'îlot où Renier Acorre avait composé son hôtel ?

Le XIXe siècle est sans doute la période provinoise la moins explorée et la moins connue. C'est pourquoi, après les nécessaires recherches sur la période médiévale, il fallait insister sur le passage mouvementé de la Révolution. Il était aussi nécessaire de comprendre comment, dans un XIXe siècle où l'État mit beaucoup de temps à prendre en charge efficacement et à développer un enseignement public, gratuit et obligatoire, naquirent, de façon anarchique, de nombreux petits lieux d'enseignement qui vinrent répondre aux besoins de la population. Il n'est pas simple de suivre pas à pas au travers des XIXe et XXe siècles le développement de ces établissements d'enseignement qu'on disait libres et de comprendre comment on est passé de Notre-Dame et de SainteCroix à l'institution d'aujourd'hui.

L'histoire de ce quartier de la rue SaintThibault, pour intéressante qu'elle soit en ellemême, apporte donc bien des éléments nouveaux dans la connaissance de l'histoire de Provins : pour la période médiévale, une nouvelle compréhension de l'activité de Renier Acorre, une étude savante des bâtiments parmi les plus beaux de Provins, pour les jacobins, une nouvelle approche de leur installation, pour la période révolutionnaire, comment le couvent passa d'un lieu de réunion de confréries à celui de l'assemblée de bailliage, avant de devenir un centre de détention polyvalent. Etudier la naissance d'un établissement d'enseignement apporte enfin de nouveaux éclairages sur la question scolaire à Provins au XIXe siècle et aussi sur la naissance à Provins d'une congrégation, celle des célestines.


François VERDIER

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Culture & Patrimoine n°219- 1er trimestre 2016

MORET-SUR-LOING 2016-1er-trimestre300Notre association publie ce magazine dans le but d'élargir notre notoriété.

Nous nous devons de grandir pour devenir une force, grandir pour répondre à des besoins précis, grandir pour faire connaitre, défendre et protéger les beautés de notre ville et de notre région.

Faire connaitre et ainsi provoquer à celui qui visite, le désir de revenir.

Celui qui vient à Moret, est immédiatement saisi par son charme, sa séduction qui oblige à de nouveaux séjours, comme si on murmurait à l'oreille de l'étranger : « tu reviendras »

Dans ce but il nous faut travailler de notre mieux à la prospérité de ce petit coin de Seine et Marne, en veillant à la conservation, et à la défense de son patrimoine architectural et culturel.

Cette revue espère y contribuer modestement, et nous travaillons dans ce sens.                 Luc Paylot

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Vient de paraître : Culture & Patrimoine n°218- 4er trimestre 2015

moret-bulletin-2015-4-300Editorial
Notre association, « Les Amis de Moret » naît en 1925 sous l'impulsion du pharmacien Eugène Moussoir, futur résistant du réseau « Thermopyles », mort en déportation. Elle sera immédiatement affiliée à la Fédération des Sociétés Historiques et Archéologiques de Paris et de l'Ile de France.
Ainsi Moret, chef-lieu de canton, renoue avec une histoire prestigieuse fixée entre Paris et Bourgogne, sur un rare gué du Loing et remontant, au moins et pour dire vite, à Foulque d'Anjou, « le grincheux », cédant le Gâtinais à Philippe Ier L'indispensable Comté de Moret et ses quelque 200 fiefs illustrera pratiquement tous les rois de France et va mettre en exergue quelques dames comme Catherine de Médicis, première Comtesse douairière ou Jacqueline de Bueil, amoureuse célèbre. Puis viendront les Comtes emblématiques et d'Artagnan, gardien de Foucquet, Napoléon, Sisley.... Une histoire qu'il faudra bien conter sans cesse et dont il reste beaucoup à dire quand on regarde de l'autre coté du Loing le diorama formé par l'église, le donjon, la porte de Bourgogne...
On doit à notre association un salon de peinture et de sculpture (le 67e a marqué l'année 2015). C'est quasi immédiatement, en 1927, que sera fondé notre bulletin de liaison, revue poursuivant l' oeuvre de ses membres. Si le titre de cette revue a parfois été modifié depuis 1936, son contenu persiste. Sorte d'amer, c'est le visage des « Amis de Moret », la personnalité de notre association, son intelligibilité et sa notoriété. Sans ce bulletin, nous n'existons pas. Vous le lisez, réagissez, faites nous part de vos suggestions, écrivez-le... Ce bulletin est le vôtre ...
Et puisque nous parvenons au douzième mois de cette année, passez un joyeux Noël et recevez nos meilleurs voeux pour 2016.   Claude CHERRIER

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Histoire et Archéologie de PROVINSPrésentation

Après tant d'années de parution du Bulletin de la SHAAP au même format, fallait-il en changer ?
De nombreuses revues de qualité ont opté depuis un certain temps pour le format in quarto et le déplacement des notes du bas des pages à la fin des articles. Les illustrations, plus nombreuses aujourd'hui qu'autrefois et souvent la matière même de certaines études, n'ont d'intérêt que lisibles et explicites. Les notes déplacées, les articles, sans perdre de leur rigueur, offrent la possibilité de deux niveaux de lecture non concurrents. Qui oserait dire que l'élégance et le confort contredisent l'exigence éditoriale ?
Dans la continuité, le Bulletin n° 169 est le fruit de la studieuse recherche des sociétaires de la SHAAP.
Cette année, le XVIIe siècle est à l'honneur. D'abord, Danielle Bullot achève la publication de sa fresque sur les malheurs de nos contrées pendant la Fronde. Ensuite, Marie-Christine Lacour livre la première partie de son étude sur un grand personnage du siècle de Louis XIV originaire de Provins : Toussaint Rose. Enfin, l'atelier « Archives notariales » publie ses premières recherches autour d'une famille et d'une maison provinoises. Cette année, une maison de la rue aux Juifs est le centre de l'étude.
Les autres études nous portent plus en arrière. Il manquait une étude sur l'arrivée des frères mineurs à Provins. L'analyse de la présence franciscaine permet de renouveler les hypothèses sur l'urbanisation du Val provinois.
L'église de Sourdun, près de Provins, présente une suite de peintures murales médiévales incomplètement découvertes, mais assez explicites pour qu'elles aiguisent la curiosité et demandent une étude qui cherche à en lire le programme. C'est ce qu'ont réussi Colette et Roger Frichet.
Il fallait achever la publication des découvertes faites sur le site gallo-romain très remarquable de Sognolles. Cette tâche revenait naturellement à Patrice Tripé, l'inventeur du site, qui devait compléter son article de 1998, consacré aux fibules, par un second, centré sur les monnaies trouvées dans les années 1980.
Il ne faut pas manquer enfin les Notes qui, pour être brèves, n'en sont pas moins novatrices et trouvent des thèmes variés et originaux. Il n'y a pas de bornes au champ d'étude de l'histoire !
Chers sociétaires, je vous souhaite une bonne lecture !
François VERDIER

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